Introduction
Réalisation Lee TamahoriProduction Michael G. Wilson et Barbara BroccoliScénario Neal Purvis et Robert WadePhotographie David Tattersall BSCMontage Christian WaguerDécor Peter LamontMusique David ArnoldAvec le passage à l'an 2000, les producteurs
ressentirent le besoin de s'accorder une pause afin de
préparer le prochain James Bond - le premier du nouveau millénaire. Le temps et le soin consacrés à ce
film furent d'autant plus particuliers que
Meurs un autre jourallait marquer le 40e anniversaire de la série.
La sortie du film projetée en 2002 signifiait un écart de
trois ans avec le précédent. Pierce Brosnan profita de
ce répit pour interpréter le rôle principal du très
acclamé
Evelyn. Félicités pour leur travail sur le film
précédent, Neal Purvis et Robert Wade furent sollicités
pour le scénario, tandis que Lee Tamahori (
Le Masque de l'araignée)
fut engagé pour le réaliser. Fort d'une
distribution émérite, le film convoque, outre les
<< habitués >> que sont Judi Dench, Samantha Bond,
Colin Salmon et John Cleese, une équipe d'acteurs
talentueux et électiques pour jouer les rôles
principaux : Toby Stephens, Halle Berry (tout juste
auréolées de son Oscar pour
A l'ombre de la haine),
Michael Madsen, Rick Yune et Rosamund Pike. David
Arnold signe sa troisième bande original pour la
série. Madonna accepta d'interpréter la chanson-titre,
nominée pour un Golden Globe. On rappela aussi
Daniel Kleinman pour concevoir le générique, qui
entremêle avec brio des images d'action, et
notamment de tortures infligées à Bond, avec les
habituelles silhouettes de filles dénudées - cette fois
faites de feu et de glace. Habitué de la série, le
directeur artistique Peter Lamont, reçut carte blanche
pour laisser libre cours à son imagination lors de la
création d'un palais de glace inspiré d'un véritable
hôtel en Suède. Si celui-ci évoque les visions
édifiantes des premiers films, il n'en constitue pas
moins l'un des décors les plus impressionnants
réalisés pour un film de Bond. Réussi à bien des
niveaux,
Meurs un autre jour bénéficie de
personnages complexes et de dialogues incisifs.
Davantage amené que ses prédécesseurs à interpréter
de véritables émotions, Pierce Brosnan fait de 007 un
héros plus vulnérable et intéressant que par le passé.
La sortie de
Meurs un autre jour en novembre 2002
causa une Bondmania telle qu'on n'en avait plus vu
depuis
Opération Tonnerre en 1965.
Le film fut également accueilli par des critiques
exceptionnellement bonnes, même si des voix
dissidentes stigmatisèrent - avec une certaine justesse
- l'accent excessif mis sur les gadgets et les images de
synthèse. La majorité des critiques se montra toutefois
davantage soucieuse de se concentrer sur les points
forts du film. A Londres, l'estimé Alexander Walker
déploya le registre de louanges qu'il réservait
d'habitude aux oeuvres de Kubrick. De l'autre côté de
l'océan, le
New York Times proclama qu'il s'agissait du
meilleur Bond depuis
L'Espion qui m'aimait. Les
cinémas jouant
Meurs un autre jour atteignirent un
record de fréquentation pour un premier jour
d'exploitation dans quasiment tous les pays. Compte
tenu de l'entrée de James Bond dans le XXIe siècle,
les producteurs Barbara Broccoli et Michael
G. Wilson, s'étaient assurés qu'une nouvelle
génération de fans embrassent ardemment la série
instituée si longtemps auparavant. Quelque part,
''Cubby'' devait indubitablement sourire.